
Le choix entre broderie et sérigraphie n’est pas une question de goût, mais une décision technique qui impacte directement votre budget et la durée de vie de vos textiles.
- La broderie exige des tissus épais (grammage supérieur à 180g/m²) pour un rendu qualitatif.
- La sérigraphie devient exponentiellement coûteuse avec plus de 2-3 couleurs en raison des frais techniques fixes par couleur.
- Les logos complexes avec dégradés ou détails fins sont souvent mieux adaptés au transfert numérique (DTF), qui offre une grande fidélité sans surcoût lié aux couleurs.
Recommandation : Adaptez votre logo aux contraintes physiques de la technique choisie AVANT de lancer la production pour maîtriser votre budget et garantir la qualité.
Vous avez un logo magnifique. Vous l’avez peaufiné, validé, et vous imaginez déjà vos équipes le porter fièrement sur des t-shirts, des polos ou des sweats. Puis vient le devis de l’atelier, et les questions commencent : pourquoi un tel écart de prix entre la broderie et la sérigraphie ? Pourquoi mon logo en dégradé est-il soudainement un problème ? Pourquoi me parle-t-on du « grammage » du t-shirt ?
On vous dira sûrement que la broderie est « premium » et que la sérigraphie est « économique pour les grandes séries ». C’est vrai, mais c’est une vision très parcellaire. En tant que chef d’atelier, je peux vous l’affirmer : la vraie différence de prix et de qualité ne vient pas de la technique elle-même, mais de l’inadéquation entre votre fichier numérique et la réalité physique du tissu, du fil et de l’encre. Le secret d’un marquage réussi et abordable n’est pas de choisir une technique au hasard, mais d’anticiper ses contraintes matérielles.
Penser son logo pour le textile, ce n’est pas seulement une question d’esthétique, c’est un arbitrage technique. Un logo pensé pour un écran n’est pas un logo pensé pour être brodé. Un design parfait pour une carte de visite peut devenir un cauchemar à imprimer sur un t-shirt. L’erreur la plus commune, et la plus coûteuse, est de découvrir ces contraintes au moment de la production, et non lors de la conception.
Dans ce guide, nous n’allons pas survoler les options. Nous allons passer derrière les machines pour comprendre, point par point, les pièges techniques à éviter. L’objectif est simple : vous donner les clés pour dialoguer efficacement avec un atelier et faire des choix éclairés qui garantiront un logo non seulement beau, mais aussi durable et économiquement viable.
Cet article va vous guider à travers les décisions cruciales que tout entrepreneur doit prendre pour son marquage textile. Le sommaire ci-dessous vous permettra de naviguer directement vers les questions qui vous concernent le plus.
Sommaire : Le guide technique du marquage textile
- Pourquoi votre logo en dégradé est impossible à reproduire en sérigraphie 1 couleur ?
- Polaire ou t-shirt fin : comment éviter que la broderie ne déforme le tissu ?
- Transfert numérique vs sérigraphie : lequel résiste le mieux à 60°C ?
- L’erreur de multiplier les couleurs qui double le prix de vos t-shirts
- Cœur, dos ou manche : quel emplacement offre la meilleure visibilité selon l’usage ?
- Sérif ou sans-sérif : quelle police résiste le mieux à une impression en petite taille ?
- Pourquoi le code CMJN de votre écran ne correspondra jamais à la couleur plastique de l’usine ?
- Comment rendre votre message lisible sur un objet de 5 cm de large ?
Pourquoi votre logo en dégradé est impossible à reproduire en sérigraphie 1 couleur ?
C’est une des incompréhensions les plus fréquentes. Sur votre écran, un dégradé est fluide, une transition douce d’une couleur à une autre. Mais en sérigraphie, la réalité est mécanique. Cette technique fonctionne comme un système de pochoirs sophistiqués, appelés écrans de sérigraphie. Chaque couleur de votre logo nécessite la création de son propre écran. Une couleur égale un écran, un passage d’encre, et des frais techniques associés.
Un dégradé, par définition, est une variation continue de teintes. Techniquement, il contient une infinité de couleurs. Il est donc physiquement impossible de le reproduire avec un seul écran et une seule couleur d’encre. Tenter de le faire résulterait en un simple aplat uni, perdant toute la subtilité de votre design. Pour un logo à deux couleurs, il faudra deux écrans, deux passages, et des coûts de calage pour s’assurer que les deux couleurs s’alignent parfaitement.
Face à cette contrainte, plusieurs solutions s’offrent à vous pour ne pas sacrifier votre design :
- Option 1 : La simplification. La solution la plus économique est de créer une version de votre logo sans dégradé, en utilisant uniquement des aplats de couleurs ou des motifs de hachures pour simuler une texture.
- Option 2 : La trame (halftoning). Une technique plus avancée consiste à simuler le dégradé avec une seule couleur en utilisant des points de tailles variables. De loin, l’œil humain mélange ces points et perçoit une nuance. Cela nécessite un savoir-faire technique de la part de l’atelier.
- Option 3 : Changer de technologie. Si le dégradé est non-négociable, la sérigraphie n’est pas la bonne voie. Le transfert numérique (DTF) est la solution idéale. Il fonctionne comme une imprimante de bureau, capable de reproduire des millions de couleurs et de dégradés avec une fidélité parfaite, sans surcoût lié au nombre de couleurs. En effet, le coût d’impression DTF par t-shirt se situe entre 0,60€ et 1,00€, rendant les designs complexes très accessibles.
Polaire ou t-shirt fin : comment éviter que la broderie ne déforme le tissu ?
Vous rêvez de votre logo brodé sur un t-shirt léger pour l’été. C’est une erreur classique. La broderie n’est pas une impression ; c’est une couture. Des milliers de fils sont tissés à travers le textile, créant une tension considérable. Sur un tissu trop fin, le résultat est sans appel : le vêtement va froncer, gondoler, et le rendu sera tout sauf professionnel. Le logo semblera « tirer » sur le tissu autour de lui.
La règle d’or en atelier est simple : la broderie exige un grammage minimum d’environ 180g/m². En dessous de ce poids, le tissu n’a pas la structure nécessaire pour supporter la densité des points sans se déformer. C’est pourquoi la broderie est magnifique sur des sweats épais (souvent autour de 280g/m² ou plus), des casquettes, des polaires ou des vestes. Ces textiles offrent une base stable qui garantit un résultat net et précis.
Le secret pour réussir une broderie, même sur des tissus un peu plus délicats comme la polaire, c’est ce qu’on ne voit pas : le renfort. L’illustration ci-dessous montre cet élément crucial.

Ce renfort, appelé stabilisateur ou « backing », est une pièce de matière non-tissée placée sous la zone à broder. Il rigidifie temporairement le textile, absorbe la tension des fils et empêche le tissu de se déformer. Sur une polaire, il empêche également les points de s’enfoncer et de disparaître dans les fibres épaisses. Le choix du bon stabilisateur est une compétence clé de l’atelier.
Pour y voir plus clair, voici un guide rapide des techniques recommandées selon le type de textile :
| Type de textile | Technique recommandée | Contraintes |
|---|---|---|
| T-shirt fin (< 180g/m²) | Sérigraphie ou DTF | Broderie peut déformer le tissu |
| Sweat épais (> 280g/m²) | Broderie ou sérigraphie | Excellent maintien pour la broderie |
| Polaire | Broderie avec stabilisateur | Nécessite backing spécial |
| Tissu extensible | DTF ou sérigraphie élastique | Compensation de l’étirement requise |
Transfert numérique vs sérigraphie : lequel résiste le mieux à 60°C ?
La durabilité est le nerf de la guerre, surtout pour des vêtements de travail ou d’équipe qui subissent des lavages fréquents et à haute température. Pendant longtemps, la sérigraphie a été considérée comme la référence en matière de résistance. Ses encres, une fois cuites, fusionnent avec la fibre textile, offrant une excellente tenue dans le temps. Cependant, les encres classiques peuvent se craqueler avec le temps, surtout si le vêtement est étiré.
La broderie, de son côté, est dans une catégorie à part. Elle est de loin la technique la plus durable. Comme le confirme l’atelier spécialisé MAINGAUCHE, son secret réside dans la qualité des matériaux utilisés.
La broderie sur textile est reconnue pour sa durabilité exceptionnelle. Utilisant des fils de haute qualité, elle résiste efficacement aux lavages fréquents, même à des températures jusqu’à 90°. Cette caractéristique garantit que les textiles et accessoires brodés conservent leur aspect et leur intégrité sur de longues périodes, même sous des conditions d’usage intense.
– MAINGAUCHE, Atelier de broderie textile français
Mais la vraie révolution de ces dernières années vient du transfert numérique (DTF). Cette technologie a fait des progrès spectaculaires en matière de durabilité. Contrairement aux anciens transferts qui donnaient un effet « plastique » et se fissuraient après quelques lavages, le DTF moderne est à la fois fin, souple et extrêmement résistant. Des tests rigoureux ont montré qu’un textile marqué en DTF peut être lavé jusqu’à 60 fois à 60 degrés sans perte de couleur ni dégradation significative. C’est une performance qui rivalise directement avec la sérigraphie, tout en offrant une souplesse et une fidélité des détails supérieures.
En résumé, pour une résistance maximale dans des conditions extrêmes (vêtements de cuisine, BTP), la broderie reste imbattable. Pour un usage quotidien, même intensif, le DTF offre aujourd’hui le meilleur compromis entre fidélité du design, confort au porté et excellente durabilité au lavage, souvent supérieure à la sérigraphie traditionnelle sur des textiles colorés ou extensibles.
L’erreur de multiplier les couleurs qui double le prix de vos t-shirts
En sérigraphie, chaque couleur est une action, et chaque action a un coût. Comme nous l’avons vu, chaque couleur nécessite son propre écran (pochoir) et son propre film de préparation. C’est ce qu’on appelle les frais techniques. Ces frais sont fixes, que vous commandiez 50 ou 500 t-shirts. Si votre logo a 4 couleurs, vous payez 4 fois les frais techniques. Cela peut rapidement faire grimper le coût unitaire, surtout sur de petites séries.
Imaginez votre logo en 6 couleurs. Cela signifie 6 écrans à fabriquer, 6 films à imprimer, 6 calages à réaliser sur la machine (le carrousel de sérigraphie). C’est un travail long et méticuleux. C’est pourquoi un logo simple en 1 ou 2 couleurs sera toujours beaucoup plus abordable en sérigraphie qu’un logo complexe. La solution la plus efficace pour maîtriser son budget est donc de simplifier le logo pour l’adapter à cette contrainte de production.

Cette image illustre parfaitement le processus : passer d’un logo complexe à une version optimisée pour la production textile réduit non seulement les coûts, mais renforce souvent l’impact visuel en allant à l’essentiel. C’est un exercice que tous les grands noms du textile ont fait : leur logo principal est souvent différent de la version simplifiée utilisée pour le marquage.
Le tableau suivant résume l’impact du nombre de couleurs et de la quantité sur le coût des principales techniques :
| Technique | 1-2 couleurs | 3-4 couleurs | 5+ couleurs | Quantité optimale |
|---|---|---|---|---|
| Sérigraphie | €€ | €€€ | €€€€ | > 100 pièces |
| DTF | €€ | €€ | €€ | < 500 pièces |
| Broderie | €€€ | €€€ | €€€€ | > 10 pièces |
| DTG | €€ | €€ | €€ | < 100 pièces |
La conclusion est claire : si votre logo a plus de 3 couleurs et/ou si vous commandez moins de 100 pièces, la sérigraphie n’est probablement pas la solution la plus rentable. Le DTF ou le DTG (impression numérique directe) seront plus adaptés, car leur prix ne dépend pas du nombre de couleurs.
Cœur, dos ou manche : quel emplacement offre la meilleure visibilité selon l’usage ?
Le choix de l’emplacement du logo n’est pas anodin. Il définit la manière dont votre marque sera perçue et l’efficacité de votre communication. Un logo bien placé transforme un simple vêtement en un outil de reconnaissance puissant. L’emplacement idéal dépend entièrement de l’usage final du textile et de l’environnement dans lequel il sera porté.
Le placement classique « côté cœur » (poitrine gauche) est un standard pour une raison : il est visible lors d’une conversation en face à face. C’est l’emplacement de l’élégance et du professionnalisme, parfait pour les tenues corporate, les polos de commerciaux ou les tabliers en restauration. Il est discret mais toujours présent, renforçant la crédibilité de celui qui le porte.
À l’inverse, le marquage dans le dos est conçu pour l’impact à distance. Il est idéal pour l’événementiel, où les membres du staff doivent être identifiables de loin dans une foule. C’est aussi l’emplacement privilégié pour les métiers de la sécurité ou du BTP, où la visibilité est une nécessité. Un grand logo dans le dos capte immédiatement l’attention et transmet une information claire : « STAFF », « SÉCURITÉ », ou le nom de votre entreprise.
Les manches, le col ou le bas du vêtement sont des emplacements plus subtils, souvent utilisés pour un marquage secondaire ou pour des marques de mode qui cherchent une signature originale. Un petit logo sur la manche peut ajouter une touche de finition sans être trop envahissant. Pour vous aider à choisir, voici un guide pratique des emplacements privilégiés selon les secteurs d’activité.
| Secteur | Emplacement privilégié | Raison | Technique recommandée |
|---|---|---|---|
| Restauration | Poitrine gauche | Visible en service face au client | Broderie (résiste aux lavages) |
| Événementiel | Dos complet | Identification dans la foule | Sérigraphie grand format |
| Corporate | Poitrine gauche | Élégance et professionnalisme | Broderie ton sur ton |
| Sécurité | Dos + bandes réfléchissantes | Visibilité maximale | Sérigraphie + flex réfléchissant |
| Sport/Team | Dos avec numéro | Identification joueur | Flocage ou sérigraphie |
Sérif ou sans-sérif : quelle police résiste le mieux à une impression en petite taille ?
La lisibilité est le critère non-négociable de tout marquage. Un logo illisible est un investissement perdu. Le choix de la police de caractères est donc aussi crucial que le choix des couleurs ou de la technique. En impression textile, et plus encore en broderie, les contraintes physiques sont impitoyables avec les polices trop fines ou trop détaillées.
La règle fondamentale est la suivante : les polices sans-sérif épaisses sont vos meilleures alliées. Des polices comme Helvetica Bold, Arial Black ou Montserrat sont des classiques en atelier car leurs traits sont suffisamment larges pour que l’encre ne bave pas et que le fil de broderie ait assez de matière pour être lisible. À l’inverse, les polices avec sérif (les petits empattements au bout des lettres, comme Times New Roman) peuvent poser problème en petite taille. Ces détails fins risquent de se boucher à l’impression ou de devenir un amas de fils indistinct en broderie.
Le pire ennemi de la lisibilité est la police scripte ou manuscrite. Leurs traits fins et leurs liaisons complexes sont un cauchemar à reproduire. Elles ne devraient jamais être utilisées pour du texte en dessous de 10-12 mm de hauteur de capitale (la hauteur d’une lettre majuscule).
Chaque technique a ses propres limites de finesse. En broderie, il est difficile de descendre en dessous d’une hauteur de capitale de 5 à 6 mm pour que le texte reste déchiffrable. En sérigraphie, le point critique est la contre-forme (l’intérieur d’un ‘e’, d’un ‘a’ ou d’un ‘p’). Si elle est trop petite (moins de 0.5 mm), l’encre va la boucher et la lettre deviendra un pâté. Le DTF, grâce à sa précision numérique, permet des détails plus fins, jusqu’à environ 0.3 mm.
Checklist essentielle : les règles d’or de la lisibilité textile
- Hauteur minimale : Pour la broderie, visez une hauteur de capitale (majuscule) de 5-6 mm minimum pour garantir la lisibilité.
- Contre-formes : Pour la sérigraphie, assurez-vous que les espaces intérieurs des lettres (contre-formes) fassent au moins 0.5 mm pour éviter que l’encre ne les bouche.
- Précision numérique : Profitez de la finesse du DTF, qui permet de reproduire des détails fins jusqu’à 0.3 mm.
- Le choix de la police : Privilégiez systématiquement les polices sans-sérif avec une graisse suffisante (type Helvetica Bold, Arial Black).
- À proscrire : Évitez absolument les polices scriptes, manuscrites ou avec des détails trop fins en dessous de 10 mm de hauteur de capitale.
Pourquoi le code CMJN de votre écran ne correspondra jamais à la couleur plastique de l’usine ?
C’est la source de nombreuses déceptions : la couleur de votre logo sur votre écran d’ordinateur est éclatante, mais le t-shirt que vous recevez semble plus terne ou légèrement différent. Ce n’est pas une erreur de l’atelier, mais une loi de la physique. Votre écran et une encre d’imprimerie ne parlent pas la même langue colorimétrique.
Les écrans (ordinateur, smartphone) utilisent un système de couleurs additives : le RVB (Rouge, Vert, Bleu). Ils créent les couleurs en émettant de la lumière. La somme des trois lumières à pleine puissance donne du blanc. C’est un monde de couleurs lumineuses, souvent très saturées.
L’impression, quant à elle, utilise un système de couleurs soustractives : le CMJN (Cyan, Magenta, Jaune, Noir). Les encres absorbent la lumière. Elles sont déposées sur un support (le textile) et la couleur que nous voyons est celle qui est réfléchie. La somme des encres donne un noir-brunâtre. L’espace de couleurs reproductible en CMJN (le « gamut ») est plus restreint que celui du RVB. Il est donc impossible de reproduire certaines couleurs très vives, comme un vert fluo ou un bleu électrique, vues sur un écran.
Pour ne rien arranger, le support lui-même change la perception de la couleur. Une même encre rouge n’aura pas le même rendu sur un t-shirt blanc, un t-shirt noir (qui nécessite une sous-couche blanche pour que la couleur soit visible) ou un t-shirt jaune (où la couleur du tissu va se « mélanger » à celle de l’encre). Pour garantir la fidélité des couleurs, notamment pour une charte graphique précise, la seule solution fiable est d’utiliser un référentiel physique. Le plus connu est le nuancier Pantone (PMS). Il permet de choisir une couleur sur un échantillon de papier ou de textile, et l’atelier utilisera une encre spécifiquement formulée pour correspondre à cette référence. Pour la broderie, on utilise des nuanciers de fils (Madeira, Gunold, etc.). La précision des couleurs, notamment en impression numérique comme le DTF, est aujourd’hui garantie par une gestion ICC et traitement RIP, des processus qui permettent de convertir au mieux les couleurs d’un système à l’autre. Mais rien ne remplace la validation sur un échantillon physique.
À retenir
- Le tissu dicte la technique : la broderie demande un grammage d’au moins 180g/m² pour ne pas déformer le support.
- Le coût de la sérigraphie dépend du nombre de couleurs ; au-delà de deux, le transfert numérique (DTF) est souvent plus rentable.
- La durabilité maximale est atteinte avec la broderie (lavable jusqu’à 90°C), mais le DTF moderne offre une excellente résistance jusqu’à 60°C.
Comment rendre votre message lisible sur un objet de 5 cm de large ?
Adapter un logo pour un petit format, comme une broderie sur le cœur d’un polo (souvent 7-9 cm de large) ou une impression sur un objet promotionnel, est un exercice de simplification drastique. Le but n’est pas de tout faire rentrer, mais de préserver l’essence du logo. Un logo surchargé de détails deviendra une tache illisible à petite échelle.
La première étape est de supprimer tout ce qui n’est pas absolument essentiel. La baseline, le slogan, l’adresse du site web… tout cela doit disparaître. L’œil doit se concentrer sur l’élément graphique principal ou le nom de la marque. Ensuite, il faut s’attaquer au design lui-même : les lignes trop fines doivent être épaissies, les petits ornements et les détails décoratifs doivent être éliminés. Comme le souligne La Manufacture, expert du textile, la qualité vient souvent de la simplicité.
On retrouve également une vraie durabilité ; sans doute de manière encore plus prononcée qu’après avoir utilisé le DTF ou la sérigraphie. La broderie se prête mieux aux réalisations plus simples (mais pas simplistes !) qui ne s’embarrassent pas de détails.
– La Manufacture, Comparatif des techniques d’impression sur textile
Voici une méthode simple en 5 étapes pour adapter votre logo à un petit format :
- Étape 1 : Supprimer tous les éléments textuels secondaires (baseline, slogan, URL).
- Étape 2 : Éliminer les détails décoratifs et ornements non essentiels qui ne contribuent pas à l’identification.
- Étape 3 : Épaissir les traits principaux du logo d’au moins 50% de leur épaisseur initiale pour qu’ils résistent à la réduction.
- Étape 4 : Convertir le logo en une version monochrome (une seule couleur) s’il comporte plus de 2 ou 3 couleurs.
- Test final : Le test ultime est de l’imprimer à la taille réelle (ex: 5 cm de large) sur une feuille de papier et de vérifier si vous pouvez encore l’identifier clairement à 2 mètres de distance. Si ce n’est pas le cas, il faut encore simplifier.
Cet effort de simplification n’est pas un sacrifice, mais un investissement dans la lisibilité et l’impact de votre capital visuel. Un logo simple et fort sera toujours plus efficace qu’un logo complexe et illisible.
Pour appliquer ces conseils et obtenir une analyse précise de votre projet, l’étape suivante consiste à soumettre votre logo à un expert qui saura vous guider vers le meilleur arbitrage technique et budgétaire pour votre projet.
Questions fréquentes sur le choix entre broderie et sérigraphie
Pourquoi ma couleur à l’écran ne correspond pas à l’impression finale ?
Les écrans utilisent le mode RVB (lumière émise) tandis que l’impression utilise le CMJN (encres absorbant la lumière). Ces deux systèmes colorimétriques sont fondamentalement différents et ne peuvent pas reproduire exactement les mêmes couleurs. Les couleurs vives d’un écran paraîtront souvent plus ternes une fois imprimées.
Quelle est la solution pour garantir une couleur exacte ?
Utiliser un nuancier Pantone (PMS) physique pour l’impression ou un nuancier de fils pour la broderie. Ces références physiques permettent de choisir et de valider une couleur exacte avant de lancer la production, assurant une cohérence parfaite avec votre charte graphique.
Le substrat influence-t-il la couleur finale ?
Oui, énormément. Une même encre Pantone apparaîtra différente sur un tissu blanc, un tissu noir (qui nécessite une sous-couche blanche pour faire ressortir la couleur) ou un tissu coloré. Il est toujours recommandé de demander un échantillon ou un « Bon À Tirer » (BAT) sur le textile final pour valider le rendu.